Après la randonnée d’une journée avec pas mal de dénivelé dans les massif des Vosges de l’an dernier, l’idée m’est venue de faire une randonnée itinérante sur deux jours.
C’est donc en fin de semaine dernière que je suis parti à l’aventure avec des étapes, sur le papier, d’une vingtaine de kilomètres chacune. Pour la confection de l’itinéraire, je me suis basé sur ce que je voulais découvrir (coins, voir des cascades, tenter d’apercevoir des chamois) et du lieu d’hébergement du jeudi soir. J’ai tout tracé moi-même en utilisant en grande majorité des chemins balisés (à quelques exceptions).
Jeudi matin, 8h45, après 2h30 de route et après un petit croissant, le départ tant attendu s’est fait depuis le petit village de Mittlach (455 m) pour rejoindre le refuge des Trois Fours en fin de journée (non loin du Hohneck où j’étais déjà passé l’an passé). Le circuit (19,70 kilomètres prévus) débutait par la vallée de la Wormsa pour rejoindre le lac du Fischboedlé (821 m) qui fut une belle découverte. Après un arrêt photos au lac, ,je poursuit la route direction le Kerblotz (1070 m) par un chemin pierreux non balisé et assez sportif. C’est au sommet, près d’un petite refuge et d’un beau point de vue, que je recroise un randonneur vu au lac précédent. Après une auberge, une vache se repose sur le chemin. Pas très commode mais je parviens à passer sans difficultés. Je suis ensuite une nouvelle portion non balisée pour rejoindre un sentier en lacets qui descend vers le lac d’Altenweiher (941 m). Comme je suis bien dans les temps, je décide d’en faire le tour : boucle facile autour de ce joli lac que je m’étais promis de venir voir un jour. Je reprends le balisage un moment avant de devoir le quitter à nouveau pour rejoindre le Rainkopf. L’ascension se fait en lacets. Mais en cours de route, je remarque que je me suis légèrement écarté du tracé sur mon GPS. Je cherche à rejoindre mon itinéraire initial, sans succès. Finalement, je poursuis le balisage vers le collet du Rainkopf (1192 m) et l’auberge du midi, où je profite d’une pause bien méritée.
Le Rainkopf est indiqué à 15 minutes : je fais donc l’aller-retour après le repas. À 1305 mètres d’altitude, la vue est dégagée, avec quelques parapentes qui colorent le ciel. Je reprends ensuite mon tracé par le GR 531, sans difficulté, pour rejoindre le sentier des Névés. La vue est magnifique. J’atteins sans encombre le col du Wormspel (1227 m), que j’avais déjà gravi l’an dernier par un autre côté, puis continue vers le Hohneck (1356 m) où je fais une nouvelle pause bien méritée.
À partir de là, je sais que le plus dur est derrière moi. Je passe par le col de Falimont (1294 m), puis rejoins rapidement le refuge des Trois Fours (1220 m) pour une bonne douche, un bon repas, un peu de lecture… et une nuit réparatrice.






Vendredi, 7h45, après la nuit en refuge et le petit-déjeuner, me voilà reparti pour 20 kilomètres dans le but de rejoindre Mittlach. Le dénivelé est moins important que la veille mais je vais devoir prendre en compte les quelques courbatures dans les cuisses de la veille et le soleil bien plus présent aujourd’hui. Très vite, j’atteints le col de la Schlucht (1128 m) pour ensuite me diriger vers le sentier des muletiers afin de rejoindre les cascades de Stolz Ablass. L’endroit est magnifique. Je profite d’une table de pique-nique pour faire une première pause. L’endroit est idéal grâce à sa quiétude au milieu des cascades. Je reprend ma route vers le Frankental (1036 m) en passant par des petits sentiers escarpés mais aussi par des chemins plus larges. Je récupère une petite portion de circuit utilisé l’an dernier. Les lieux sont toujours autant paisibles. J’emprunte ensuite le sentier de la Bloy : un sentier avec quelques escaliers et passerelles sur un petit chemin pas très large et en bord du vide. Peut-être un petit avant goût avant de m’attaquer plus tard au fameux sentier es roches non loin de là. Me voilà à nouveau sur le GR 531 pour quelques kilomètres avant de prendre la direction de Schiessroth par le sentier du facteur. Je surveille le GPS car je dois quitter le balisage pour un petit détour par le petit Hohneck (1293 m). Juste après les pieds de myrtilles, je dois prendre à droite ! Et là surprise, je dois monter une piste de téléski ! Me voilà lancé dans cette montée assez difficile. Il fait chaud, je n’ai pas d’ombre. Les micro pauses sont fréquentes mais je parviens au bout. L’effort valait le coup car la vue est belle ! De là, je rejoins (par une variante car je ne trouve pas le chemin non balisé prévu) le Schiessroth (1141 m) et son auberge (où je m’étais arrêté manger l’an dernier). Après cette pause, je poursuis la route avec la descente en lacets vers le lac de Schiessrothried (945 m), que je connais déjà pour y être passé (et en avoir fait le tour) l’an dernier. Je rejoins rapidement le lac de Fischboedlé (vu la veille), où je fais une petite pause pour grignoter et prendre de nouvelles photos. La dernière difficulté de cette randonnée approche : rejoindre le Koepfle à 909 m, ce qui n’est rien comparé à tout ce que j’ai gravi ces deux derniers jours. L’arrivée se fait à Mittlach, après quelques pauses contemplatives bien méritées.






Bilan chiffré de ces deux jours :
Distance totale : 48,44 kilomètres.
Jour 1 : 24,76 km – D+ 1373 m – Point culminant : Le Hohneck (1356 m)
Jour 2 : 23,68 km – D+ 834 m – Point culminant : Le Petit Hohneck (1293 m)
Petit point matériel : Je suis parti avec un sac de randonnée d’environ 7 kg. À l’intérieur : une trousse de secours, deux gourdes (rechargées le vendredi), l’appareil photo, des vêtements pour la soirée en refuge, la nuit et la seconde journée. J’avais aussi un drap de sac, une serviette en microfibre, mes papiers, lunettes, et tout le nécessaire. Pour les moments de pause, j’avais emporté un livre et un petit carnet pour quelques notes. Enfin, une batterie externe et les câbles pour recharger téléphone, GPS et appareil photo complétaient l’équipement.
Après avoir récupéré ma voiture, je me suis accordé une pause bien méritée en terrasse au col de la Schlucht. Avant de reprendre la route, j’ai fait un dernier détour par le Hohneck pour tenter d’apercevoir les chamois (merci au jeune homme qui m’a indiqué leur position) et profiter d’un superbe coucher de soleil. Une belle façon de clôturer cette parenthèse ressourçante dans les Vosges..




Bref. Une belle première randonnée de deux jours riche en paysages, en efforts… et en souvenirs.