Pour ce 47ème film de l’année, je suis récemment allé voir « Le passage » de Brandt Andersen. Un film dont je n’ai pas beaucoup vu et lu de promotion mais qui me tentait par son scénario. Ce premier long métrage du réalisateur est sorti en salle le 8 juillet.
Le pitch : Amira travaille dans un grand hôpital à Chicago. Un message d’anniversaire fait vibrer son téléphone et le passé refait surface. Des années plus tôt, le soir de ses 40 ans, une bombe pulvérise son appartement à Alep. Amira n’a alors qu’un réflexe : saisir sa fille et fuir. Sur le chemin de l’exil, elle découvre que l’espoir a parfois le visage d’un inconnu, la force d’un geste simple et le pouvoir immense de changer une vie. Jusqu’où irez-vous pour sauver ceux que vous aimez ?
Mon avis : J’ai donné 4 étoiles à ce film pendant lequel on ne s’ennuie pas. A travers 5 chapitres, nous suivons 5 personnages du film qui vont nous mener d’Alep aux côtes grecques, le tout sous différents points de vus. Chaque chapitre se termine avec des questions auxquelles nous avons les réponses dans les chapitres suivants, puisque chaque évènement du film en entraine un autre, …
C’est ainsi que nous faisons connaissance d’une femme médecin à Alep (et découvrons la radicalité de certains combattants), puis d’un soldat, d’un passeur (interprété par Omar Sy), d’un poète et du capitaine des gardes côtes !
J’ai beaucoup aimé la construction du film et les différents personnages avec e lien et la mise en place du puzzle au fur et à mesure de l’avancée de cette ‘histoire réaliste et malheureusement vraie.
Scène marquante du film : Il pourrait en avoir au moins une par chapitre. Mais j’a été surpris par celle avec le passeur (Omar Sy) où il explique à un réfugié comment piloter l’embarcation (je n’en dit pas plus pour ne pas trop divulgâcher). La scène finale est également très belle (même si un peu cliché bien que ça ne soit malheureusement le destin de ces réfugiés). Sans trop en dire, il s’agit de la scène où le personnage d’Amira sort de ses souvenirs – à ce qu’on pensait être son bureau – avec les larmes aux yeux et la découverte qu’elle note sur un carnet.
Bref ! Un film dur mais intéressant sur l’horreur de la guerre et sur le fait que des civils risquent leur vie pour en avoir une meilleure et protéger leur famille. Une belle réussite pour une première réalisation de long métrage.