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Quelques mots d’amour

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Histoire de bien terminer le week-end, place à une avant-première ce dimanche soir avec « Quelques mots d’amour » qui a été présenté dans la catégorie « un certain regard » au dernier festival de Cannes.

Infos & synopsis

Sarcelles, 1995. Erika élève seule ses deux enfants. Sa fille Abigaëlle se persuade que son père, qu’elle n’a jamais connu, l’aime en silence quelque part. Lorsqu’elle se met en tête de le retrouver, Erika se sent obligée de l’aider, tout en cherchant à la protéger. En grandissant, la quête d’Abigaëlle se transforme en obsession, entraînant avec elle sa mère, sa meilleure amie, et tous ceux qui comptent.

Film de Rudi Rosenberg, comédie dramatique • Sortie le 28 octobre 2026

Mon avis

J’ai apprécié voir Hafsia Herzi dans ce très beau rôle. Le choix du réalisateur de confronter l’expérience d’Hafsia Herzi à des comédiens amateurs donne au film une sensibilité particulière.

Derrière l’ombre du père, « Quelques mots d’amour » s’impose au final comme le portrait d’un binôme mère-fille complexe. Le film capte les paradoxes de la monoparentalité : comment élever au mieux un enfant hanté par l’absence d’un père ? En incarnant cette mère courageuse, l’actrice offre un contrepoint bouleversant à l’obsession de sa fille.

Scène marquante

Vers la fin du film, j’ai bien aimé la scène avec le message laissé sur le répondeur familial. Après tout ce qu’on a vu des difficultés à exprimer ses sentiments, cette scène (et ces mots) arrivent presque à la fin par message interposé, mais ils arrivent ! L’expression de l’amour ne se fait pas les yeux dans les yeux, mais elle arrive à destination, balayant d’un coup toute la frustration accumulée.

Erika doit sans cesse naviguer à vue. Doit-elle encourager Abigaëlle dans sa quête pour la voir sourire, ou la freiner pour la protéger d’une déception inévitable ? Ces paradoxes nourrissent toute la complexité de leur lien. Sans compter qu’à cela s’ajoute le fait que Yoni se sent un peu délaissé.

Du côté de la BO

La musique est signée Yom et Chapelier Fou. Et à plusieurs reprises, nous avons droit à « Les rois du monde » de la comédie musicale « Roméo et Juliette » qui colle parfaitement à l’époque des scènes du film et qui vient rythmer quelques passages avec Yoni (le frère d’Abigaëlle) et dont le rythme de la chanson contraste avec ce qu’il traverse réellement (on peut comprendre vers la fin que c’est en fait un refuge).

Ma note :

La bande annonce

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