Il y a des films que j’apprécie de voir le jour de leur sortie et ce film de Vincent Garenq en faisait partie en ce mercredi 13 mai.
Le pitch : Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty, mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’histoire géographie, est assassiné à la sortie de son collège. À la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours, et l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique.
Mon avis : Le sujet m’intéresse donc j’ai forcément apprécié le film qui revient donc sur les 11 joues qui ont précédés l’assassinat de ce professeur. Un peu comme l’acteur principal (Antoine Reinartz), j’étais passé à côté de certains détails de cette affaire pour n’en retenir que le plus important. Le film traite donc la chronologie des évènements ( du cours d’éducation civique sur la liberté d’expression, aux réactions des différents personnages, aux emballements médiatiques (c’est fou !) et aux lâchetés de la hiérarchie (du moins une partie) avec l’après assassinat et les différentes auditions et mises en examens. J’ai été surpris et agacé par l’engrenage lié au mensonge de la jeune Bachira et passablement énervé sur la scène d’interview radio sans que la journaliste vérifie l’information ; le tout amplifié par les réseaux sociaux.
Le casting est réussi. Antoine Reinartz est très juste. Il arrive à nous faire ressentir cette solitude et inquiétude grandissante. Et j’ai beaucoup apprécié Emmanuelle Bercot dans la rôle de la proviseur (même si j’ai eu un peur au début qu’elle ne soutienne pas Samuel Paty).
Scène marquante du film : Il y a plusieurs. J’ai beaucoup celle de la réunion des professeurs avec le référent laïcité qui tourne un peu au procès de Samuel Paty (surtout avec les remarques de l’autre prof d’histoire-géo qui en plus de ça, vient propager le mensonge auprès de ses élèves). La scène où la proviseur demande à sa secrétaire le protocole à suivre est hallucinante avec tous ses services à contacter, toutes ses abréviations… Ce qui montre qu’il y a encore du travail de simplification à faire dans les procédures. Enfin, la scène d’hommage dans le lycée était vraiment belle avec la famille de Samuel Paty et cette élève (dont la mère avait – elle – très bien compris les explications du prof suite au malentendu) avec son discours très poignant sur Samuel.
Bref ! Un film d’utilité publique qu’il ne faudra pas hésiter à diffuser aux jeunes (un futur support pédagogique pour les cours d’éducation civique). Un film sobre, sans pathos et très factuel (sans doute par sa construction très chronologique).
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