C’est le genre de soirée que tout passionné de cinéma attend avec impatience. Ce mardi, j’ai assisté à la toute première avant-première du premier film (en tant que réalisateur) d’Alexandre Smia : Jupiter.
En présence du réalisateur et de Denis Ménochet, l’échange avec la salle après la projection était passionnant. En attendant la sortie nationale (le 18 novembre), voici mon retour.
Infos & synopsis
Fraîchement élu, le président Paul Archambault doit affronter une crise sans précédent : son homologue russe, cible d’un attentat, brandit un ultimatum nucléaire menaçant un allié de la France. Face au risque d’escalade militaire, le président réunit son état-major dans le bunker de l’Elysée. Dans le secret du Poste de Commandement Jupiter, Paul va devoir prendre une décision vertigineuse.
Film d’Alexandre Smia, thriller/drame • Sortie dans les salles le 18 novembre 2026
Mon avis
Étant assez friand de films politiques, j’ai été totalement séduit par ce long-métrage qui bascule ouvertement dans le registre du thriller. On ne s’ennuie pas une seule seconde ! Le rythme est ultra-soutenu, la musique installe une pression constante et l’ambiance d’isolement et d’enfermement fonctionne à 100 %. Ce n’est pas juste un film sur les coulisses du pouvoir, c’est un vrai shot d’adrénaline. On reste scotché à son siège jusqu’à la scène finale, juste avant que le générique de fin ne vienne nous sortir brusquement de cet univers étouffant. Une vraie réussite.
Scène marquante
C’est un cumul de scènes mais j’ai beaucoup apprécié les moments de débats (et d’engueulades) autour de la table de crise du PC Jupiter ! Au-delà de la solitude du président, ce qui m’a marqué est le choc des opinions autour de la table. Alexandre Smia réunit un casting de malades (André Dussollier, Reda Kateb, Frédéric Pierrot., …) et les fait s’écharper alors que l’horloge tourne. Entre les militaires qui veulent appuyer sur le bouton, les diplomates qui flippent et les conseillers qui pensent à l’opinion publique, c’est un festival de punchlines et de mauvaise foi entre eux. C’est très réaliste, ça crie, ça se coupe la parole, et on a l’impression d’être un petite souris cachée dans le bunker à les regarder.
Du côté de la BO
La musique jour un rôle important dans tout (bon) thriller. Et c’est une réussite dans « Jupiter » avec cette musique qui devient de plus en plus présente au fur et à mesure que l’histoire avance et vient bien accompagner la gravité de la situation de plus en plus pesente.
Ma note :
Jupiter est une totale réussite et abouti à un thriller « politique apolitique » (au sens où il n’est pas état des bords politiques des protagonistes) et captivant. J’espère que ce film saura réconcilier les spectateurs (et électeurs) avec la fonction présidentielle en en montrant toute la gravité et la solitude. Et comme l’a rappelé le réalisateur lors du débat, cette arme nucléaire doit nous renvoyer à nos propres responsabilités et conscience citoyenne : au moment du vote aux élections présidentielles, notre choix doit être dicté par le fait de mettre l’arme de dissuasion nucléaire entre les mains de telle ou telle personne. A noter dans vos agendas : la date du 18 novembre pour aller le découvrir. J’y retournerai sans doute.