Quelques heures de printemps

Quelques heures de printemps

Voilà un film que j’attendais avec une certaine impatience pour être plutôt déçu au final. Le réalisateur est passé complétement à côté du, soi disant, sujet du film, à savoir l’euthanasie.

Le sujet est très long à être abordé.  Il y a facilement une bonne demie heure où le réalisateur a choisi de parler du personnage (Alain) joué par Vincent Lindon. En effet, ce dernier sort de prison, cherche un emploi et vit chez sa mère en attendant de pouvoir se loger bien que ça ne soit pas la grande entente entre lui et sa mère. Ce sujet a été traité tellement longtemps, que je me suis même demandé si je ne m’étais pas trompé de salle.

Le sujet fait ensuite quand même son apparition lorsque le fils découvre les documents signés par sa mère suite à  la prise de contact avec une association suisse sur la fin de vie. Mais c’est une fausse alerte car le sujet est vite à nouveau oublié. Même le rendez-vous entre Alain et le médecin de sa mère est sans grand intérêt. On repart ensuite dans les relations tendues entre Alain et sa mère puis dans l’histoire entre Alain et une jeune femme rencontrée avant de passer sur la santé de la mère qui ne s’améliore pas et que celle-ci décide de passer à l’acte. On voit donc des personnes de l’association, qui viennent lui rendre visite pour s’assurer qu’elle est certaine de son choix. Puis nous la voyons se rendre en Suisse avec son fils pour pratiquer le suicide assisté.

Honnêtement, on aurait pu se contenter d’un court métrage avec la fin du film. Et je ne suis pas sûr qu’il eu été intéressant pour autant. On s’ennuie, on se perd dans les histoires du fils, dans les mauvaises relations entre Alain et sa mère alors qu’avec un tel sujet, le personnage clé du film aurait dû justement être la mère avec sa maladie et son souhait de ne pas être maintenu en vie par des machines. Aucune émotion alors que le sujet devait en donner. Aucun élément pour permettre au spectateur de réfléchir sur le sujet. Au final, je crois que j’aurai mieux fait de rester de chez moi et de revoir le téléfilm « Marie Humbert, l’amour d’une mère ». J’aurai ressenti beaucoup plus d’émotions.

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